Ce que dit Google, comment marquer vos liens, quel contenu écrire autour, et ce que la loi canadienne exige. Version 2026.
La réponse courte : ni l’un ni l’autre, pas en soi.
Google ne punit pas un site parce qu’il gagne une commission.
Il punit les pages qui n’apportent rien d’autre que le lien.
Dans ses règles contre le spam, Google précise que tous les sites qui participent à un programme d’affiliation ne sont pas des « affiliés minces ». Il définit l’affiliation mince ainsi : publier des liens d’affiliation avec des descriptions de produits et des critiques copiées telles quelles depuis le marchand, sans contenu original ni valeur ajoutée. Il ajoute que les bons sites d’affiliation apportent de la valeur, par exemple avec des informations sur les prix, des critiques originales, des tests rigoureux et des notes, une navigation par produits ou catégories, et des comparaisons.
Autrement dit, le lien n’est pas le problème. Le problème, c’est une page qui pourrait être remplacée par n’importe quelle autre page du même réseau d’affiliés.
| Ce qui nuit | Ce qui aide |
|---|---|
| Descriptions et avis copiés tels quels du marchand | Critiques originales, fondées sur votre propre expérience |
| Contenu distribué de la même façon à tout un réseau d’affiliés, sans valeur ajoutée | Tests rigoureux, mesures et notes |
| Sites « gabarits » : même contenu répété sur un site, sur plusieurs domaines ou en plusieurs langues | Informations supplémentaires sur les prix |
| Un résultat de recherche où plusieurs sites disent exactement la même chose | Navigation par produits ou catégories, comparaisons de produits |
D’après les règles de Google contre le spam (section « affiliation mince »).
Non, et c’est voulu. Google demande de qualifier les liens qui découlent d’une entente de rémunération avec l’attribut rel="sponsored", ou avec nofollow, qui reste accepté. Les liens ainsi marqués ne sont généralement pas suivis. Un lien d’affiliation marqué ne sert donc pas à améliorer votre classement. Google préfère « sponsored », mais indique que, pour éviter une action contre les stratagèmes de liens, les deux valeurs sont traitées de la même façon.
<a href="https://marchand.example.com/produit?ref=votre-id" rel="sponsored">Voir le produit</a>
Que se passe-t-il si vous l’oubliez ? Lors d’une séance de questions de décembre 2021, John Mueller a répondu, selon Search Engine Journal, que Google ne prendrait probablement pas de mesure manuelle contre un site pour des liens d’affiliation non marqués, tout en recommandant fortement de les marquer. C’est une bonne pratique à adopter, pas une formalité à négliger.
Un détail rassurant : si vous marquez par erreur un lien qui n’est pas commercial, Google indique que, au pire, il ne compterait pas ce lien comme un crédit pour l’autre page.
Il n’existe pas de chiffre officiel. Keyword.com rapporte que John Mueller aurait dit, lors d’une séance de questions de 2021, que le nombre de liens d’affiliation sur une page n’est pas pertinent tant que le contenu principal est utile. Le même article propose un partage du contenu du site (50 % de contenu qui résout les problèmes du public, 20 % d’avis, 20 % de guides, 10 % de comparaisons), mais précise lui-même que ce n’est pas une exigence. Je n’ai trouvé aucune source de Google qui fixe un tel ratio.
Le bon réflexe est de vous poser la question du lecteur : si tous les liens d’affiliation disparaissaient, la page resterait-elle utile ?
Le guide de Google pour rédiger des critiques de qualité indique que les critiques utilisent souvent des liens d’affiliation, et renvoie alors à sa position sur les programmes d’affiliation. Ses conseils, en résumé :
1. Montrez que vous connaissez votre sujet.
2. Apportez des preuves de votre expérience : photos, audio, vidéos ou liens.
3. Donnez des mesures chiffrées quand c’est possible.
4. Expliquez ce qui distingue un produit de ses concurrents, avec avantages et inconvénients.
5. Précisez pour qui, et dans quelles circonstances, il convient le mieux.
6. Si vous dites « le meilleur », expliquez pourquoi, preuves à l’appui.
7. Pensez à proposer plusieurs vendeurs pour laisser le choix au lecteur.
En mars 2024, Google a annoncé sa politique contre le contenu produit à grande échelle dans le but de manipuler le classement, que ce soit par automatisation, par des humains ou par un mélange. C’est le danger le plus actuel pour les sites d’affiliation : des centaines de « meilleurs produits de l’année » générés en série, sur des produits que personne n’a testés.
Google a aussi lancé deux mises à jour majeures en 2026, du 27 mars au 8 avril et du 21 mai au 2 juin. Il ne les a pas détaillées, mais elles rappellent que le classement peut bouger sans prévenir. À mon avis, des critiques fondées sur l’expérience réelle sont un placement plus sûr que le volume.
C’est le volet que les articles sur le SEO oublient. Au Canada, une évaluation ou une recommandation doit divulguer clairement tout lien important avec l’entreprise concernée, selon le Bureau de la concurrence, faute de quoi elle peut être jugée fausse ou trompeuse. Les lignes directrices d’Ad Standards sur le marketing d’influence, mises à jour en octobre 2025, abordent expressément le marketing d’affiliation : si vous touchez une commission, il faut le dire clairement et bien en vue.
Attention à la confusion : l’attribut rel="sponsored" s’adresse à Google, pas à vos lecteurs. Il ne remplace pas une mention visible, comme « Cet article contient des liens d’affiliation : nous touchons une commission si vous achetez, sans frais pour vous ». Placez-la avant le premier lien, pas au pied de la page.
1. Tous vos liens d’affiliation portent rel="sponsored" (ou au minimum nofollow).
2. Une mention claire de l’affiliation figure avant le premier lien.
3. Chaque critique repose sur une expérience réelle, avec preuves : photos, mesures, avantages et inconvénients.
4. Aucune description n’est copiée du marchand.
5. La page resterait utile sans aucun lien d’affiliation.
6. Vous n’avez pas publié de pages en série pour des produits que vous n’avez pas examinés.
La liste est ma synthèse des sources ci-dessous. Pour un avis juridique sur votre situation, consultez un avocat : ce texte n’en est pas un.
Le lien ne nuit pas.
Une page vide autour du lien, oui.
Keyword.com : Les liens d’affiliation nuisent-ils ou aident-ils votre classement SEO ? (source d’inspiration)
Google Search Central : Spam policies for Google web search (affiliation mince, spam de liens)
Google Search Central : Qualify your outbound links to Google
Google Search Central Blog : Evolving nofollow, new ways to identify the nature of links (2019)
Google Search Central : Write high quality reviews
Search Engine Journal : Google says no penalty for using affiliate links without markup
Google Search Central Blog : March 2024 core update and new spam policies
Search Engine Land : Google March 2026 core update rollout is now complete
Search Engine Land : Google May 2026 core update rollout is now complete
Bureau de la concurrence du Canada : Deceptive Marketing Practices Digest, volume 4
Ad Standards : Influencer Marketing Disclosure Guidelines (octobre 2025)
Gowling WLG : Canada’s updated Influencer Marketing Disclosure Guidelines (affiliation, IA)